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Ezio Auditore - Assassin's Creed 2
Assassin's Creed 2 - Recherches

Assassin's Creed 2 : les canaux de Venise - Recherches
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Assassin’s Creed, la mort du game over - 2e partie

SUITE et fin de cette petite réflexion née entre deux missions d’Assassin’s Creed 2. Où l’on parle de l’importance du stress dans le jeu vidéo, des effets pervers liés à son absence, de mes souvenirs de vieux joueur et des perspectives pour un avenir radieux et chantant où tous les jeux seront moins égaux dans leur conner... Hum ! Bref, suite et fin de cette réflexion sur la disparition du game over et ses conséquences dans Assassin’s Creed, entre autres.

Souvenirs d’un joueur vintage

Les Chevaliers de Baphomet - L’air de violon de ce pub me hante encore aujourd’hui. {JPEG}Autrefois (on peut dire autrefois quand ça date de plus de 15 ans ?), un Monkey Island ou un Chevaliers de Baphomet pouvait se révéler aussi ardu qu’un SuperProbotector. Sans Internet, on s’explique facilement la dizaine d’heures à rester bloqué dans ce foutu pub irlandais, tout ça parce qu’une chèvre caractérielle vous bloquait le passage des ruines d’une église. Dans un autre genre, plus proche d’Assassin’s Creed, on peut évoquer la série des Thief ou encore celle des Hitman. Bref. A posteriori, je garde de très bons souvenirs de ces passages pénibles. Grâce à eux, je me rappelle précisément les ambiances, les bandes-sons, les voix des personnages. Un jeu comme Assassin’s Creed peut-il en prétendre autant ? Est-ce seulement son objectif ? Si son but est de me donner l’impression d’évoluer en pleine Renaissance et de procurer un sentiment de liberté, à sauter de toits en toits, le contrat est rempli. S’il s’agit d’autre chose, je ne suis pas certain de son efficacité.

Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’écrire le manifeste du vieux gamer aux accents de « c’était mieux avant »... Reste que d’arpenter la peur au ventre les couloirs du vaisseau alien de Duke Nukem 3D, achever le dernier boss d’Half Life à coups de pied-de-biche faute de mieux, terminer Tomb Raider avec les flingues de base de peur de gaspiller les munitions des armes plus puissantes les poches pleines, ramper dans Call Of Duty parmi les cadavres de cet immeuble repris aux Allemands puis réinvesti par l’ennemi, craignant véritablement de voir la partie se terminer dans les secondes à venir... Tous ces moments sont parmi mes souvenirs vidéo-ludiques les plus intenses, et ils sont directement liés au stress provoqué par la difficulté, la peur du game over et l’absence (ou la limite) de sauvegardes. Je n’ai pas arrêté de jouer depuis et je ne me rappelle pas pour autant avoir vécu d’expériences aussi marquantes.

Vers une génération de jeux moins cons ?

The Witcher 2 - Geralt be good ! {JPEG}Certains développeurs ont écouté, au-delà de vociférations des forums, la demande d’une partie de joueurs adultes frustrés de ne plus se voir proposer le moindre challenge dès lors que le jeu offre un univers ouvert et riche de potentiel. Loin des berceuses de Peter Molyneux (créateur de la série des Fable), l’ambition de certains jeux à venir nous font tourner un regard humide vers des titres comme Deus Ex 3 ou encore The Witcher 2. Si le premier bénéficie sans doute d’un vote de confiance assez généreux au regard de la qualité d’un premier épisode, dirigé par Phil Spector, le jeu des Polonais de CD Projekt proposait déjà une petite révolution en termes de gameplay et d’intensité de jeux dès son premier épisode [2].

Ces deux titres ont encore tout à prouver, mais leurs promesses réalistes marquent la prise de conscience des développeurs de proposer au joueur un retour du challenge, sans sacrifier pour autant la liberté et les possibilité des univers ouverts.


Notes

[2] Un univers riche et cohérent (tiré de l’œuvre du romancier Andrzej Sapkowski), une implication mature du joueur dans une trame complexe, où les choix du joueur auront un réel impact sur la suite de l’aventure (même si les procédés restent assez lisibles. Reste que l’on annonce que les décisions prises dans le premier épisode auront également des répercussions dans le deuxième ! J’en reparlerai.

2 messages


    TITRE DU COMMENTAIRE – le 18 décembre 2010 à  21:22, par Yannick

    Plutôt sympa cette suite, un peu moins véhément que la première partie donc j’ai moins à réagir :)
    Globalement je suis d’accord avec toi !
    Y’a des développeurs qui prennent le parti des bons vieux joueurs, et en terme de popularité et de chiffres d’affaire, il me semble qu’ils font des bons chiffres. Je pense notamment à Bioshock (même si y’a vie illimité... je flippe sérieusement quand j’y joue ^^’), Dragon Age, Gears of War. Des jeux qui s’adressent autant à un public mature que casual.

        » Conseil de lecture ! – le 20 décembre 2010 à  21:08, par François

        Moi, je ne jure que par The Witcher 2 !
        J’ai peu joué à Bioshock. J’ai adoré l’ambiance (le peu que j’en ai vu du moins), mais j’étais bien trop handicapé pour y jouer sur X-Boîte avec un pad. Quant à Dragon Age, il me faudrait une deuxième vie pour y jouer ^^

        Pour en revenir à l’article, je ne le vois pas comme vraiment polémique. Disons que c’est un simple invitation à réfléchir et à poser quelques problématiques à plat. Si tu en as l’occasion, et si tu es fan d’Assassin’s Creed, je te conseille la lecture du bouquin cité en fin d’article « Les Sagas du jeu vidéo ». La dernière partie (« Décryptage ») apporte quelques éclairages intéressants sur les « problèmes » abordés plus hauts. Ils déplorent entre autres le gros plantage de la partie « infiltration », qui aurait dû être, à mon sens, au coeur du gameplay. Ou du moins, un minimum plus inspirée...



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