Accueil du site > RVB > Assassin’s Creed, la mort du game over - 2e partie

Portfolio

Ezio Auditore - Assassin's Creed 2
Assassin's Creed 2 - Recherches

Assassin's Creed 2 : les canaux de Venise - Recherches
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Assassin’s Creed, la mort du game over - 2e partie

SUITE et fin de cette petite réflexion née entre deux missions d’Assassin’s Creed 2. Où l’on parle de l’importance du stress dans le jeu vidéo, des effets pervers liés à son absence, de mes souvenirs de vieux joueur et des perspectives pour un avenir radieux et chantant où tous les jeux seront moins égaux dans leur conner... Hum ! Bref, suite et fin de cette réflexion sur la disparition du game over et ses conséquences dans Assassin’s Creed, entre autres.

How it should could be

Assassin’s Creed 2 - Ezioooo ! Noon ! Ne saute pas !... Tu vas te faire mal (si seulement). {JPEG}Le game over brutal était certes frustrant, mais il avait cet avantage de procurer l’intensité dramatique d’un jeu et s’intégrait parfaitement au gameplay. Mais au lieu de râler, quelle alternative pourrait-on envisager pour intensifier notre expérience du jeu vidéo ? Si l’investissement émotionnel du joueur passe par son indentification au héros, pourquoi ne pas gratter là où ça fait mal ? Par exemple, imaginez un personnage qui, après une chute importante, ou un combat duquel il réchappe de justesse, subit directement les impacts de ses exploits ou échecs : boitement, épaule démise, perte d’un œil, d’un bras, etc. On pourrait alors quasiment lire sur le corps et les handicaps du héros notre parcours dans le jeu : cette cicatrice je l’ai reçue alors que j’empêchais l’exécution d’un fermier toscan, cette main tranchée, je l’ai perdue en combat singulier contre mon père, tombé du côté obscur, etc. Revenir à ce qui fait l’essence du jeu de rôle – à savoir l’évolution du héros – me semblerait idéal et déterminerait d’une manière radicalement différente notre façon de jouer. On réfléchirait alors à deux fois avec d’effectuer un saut un peu tendu, ou de s’attaquer à quinze ennemis, en sachant que le personnage risque soit de ne pas s’en sortir vivant, soit de devoir boiter pour les 15 prochaines heures de jeu. Je me rappelle d’un jeu de sabre qui m’avait fasciné à l’époque (Bushido Blade) où chaque duel ne durait qu’une dizaines de secondes, le temps pour l’un des deux adversaires de recevoir un coup de lame fatal. Je serais assez curieux de voir adapté cette philosophie à des titres comme Assassin’s Creed.

Je suis conscient que le succès d’Assassin’s Creed tient à ses composantes actuelles : c’est un jeu visuellement impressionnant, avec un gameplay qui, s’il n’évolue pas, est à la portée de tous, et qui propose une trame prenante. Prendre un risque en ces temps de crise serait certainement s’exposer inutilement, mais je reste confiant sur l’avenir du jeu vidéo. Le marché comporte suffisamment d’acteurs pour générer une constante émulation et assurer son évolution, même plus lente.

Les Sagas du jeu vidéo : Assassin’s Creed {JPEG}À noter la parution d’un livre plutôt bien foutu sur l’univers d’Assassin’s Creed, de Nicolas Courcier, Mehdi El Kanafi, Carolyn Mortier, publié aux éditions Pix’n Love, dans la collection « Les Sagas du jeu vidéo ». La crainte du bouquin promotionnel peut être écartée. Les interventions des créateurs apportent un réel complément d’informations. Parfois quelques répétitions (on aura bien compris la symbolique de l’aigle dans la saga), mais l’ensemble est fluide et se lit sans déplaisir. Un peu trop factuel et impersonnel peut-être ? On a du mal à se faire une idée de l’avis définitif des auteurs, mais c’est sans doute l’une des règles imposées par l’exercice. Lecture en cours...


2 messages


    TITRE DU COMMENTAIRE – le 18 décembre 2010 à  21:22, par Yannick

    Plutôt sympa cette suite, un peu moins véhément que la première partie donc j’ai moins à réagir :)
    Globalement je suis d’accord avec toi !
    Y’a des développeurs qui prennent le parti des bons vieux joueurs, et en terme de popularité et de chiffres d’affaire, il me semble qu’ils font des bons chiffres. Je pense notamment à Bioshock (même si y’a vie illimité... je flippe sérieusement quand j’y joue ^^’), Dragon Age, Gears of War. Des jeux qui s’adressent autant à un public mature que casual.

        » Conseil de lecture ! – le 20 décembre 2010 à  21:08, par François

        Moi, je ne jure que par The Witcher 2 !
        J’ai peu joué à Bioshock. J’ai adoré l’ambiance (le peu que j’en ai vu du moins), mais j’étais bien trop handicapé pour y jouer sur X-Boîte avec un pad. Quant à Dragon Age, il me faudrait une deuxième vie pour y jouer ^^

        Pour en revenir à l’article, je ne le vois pas comme vraiment polémique. Disons que c’est un simple invitation à réfléchir et à poser quelques problématiques à plat. Si tu en as l’occasion, et si tu es fan d’Assassin’s Creed, je te conseille la lecture du bouquin cité en fin d’article « Les Sagas du jeu vidéo ». La dernière partie (« Décryptage ») apporte quelques éclairages intéressants sur les « problèmes » abordés plus hauts. Ils déplorent entre autres le gros plantage de la partie « infiltration », qui aurait dû être, à mon sens, au coeur du gameplay. Ou du moins, un minimum plus inspirée...



      ARTICLES
      « PRÉCÉDENTS | SUIVANTS »


      Assassin’s Creed, la mort du (...)