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Beasts of Burden #1
Beasts of Burden #1
Beasts of Burden #1
Beasts of Burden/Hellboy
Beasts of Burden/Hellboy
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Beasts of Burden, la ligue canine extraordinaire

S’il y a bien quelque chose que je déteste autant que les pubs de bébés qui parlent, ce sont bien les animaux qui parlent. Le résultat est vain la plupart du temps, avec pour seules ambitions d’attendrir le public à moindre frais. Autant dire que je n’attaquais pas la lecture de Beasts of Burden dans les meilleures dispositions, une série pourtant louée par la critique et vaillamment soutenue par son éditeur, Dark Horse.

Rien d’étonnant lorsque l’on a assisté, avec plus ou moins de courage,aux scènes franchement marquantes des épisodes précédents. Pour tout dire, c’est la lecture de cet épisode qui m’a poussé à écrire cet article. À première vue, l’intervention du fils d’un prince des enfers (descendant de qui-vous-savez (Si vous ne voyez pas de quoi je parle, allez lire Hellboy tomes 1 à 11, et ne revenez pas avant !) aux côtés d’une bande de chiens et chat pouvait avoir quelque chose d’un peu décalé. Nous avons d’un côté Hellboy, un habitué des complots paranormaux, qui a dû déjoué le retour d’Anciens Dieux ou la disparition de la race humaine une bonne dizaine de fois, et de l’autre côté, nous avons cette bande d’animaux domestiques... qui parlent.

Association contre-nature ?

Étrangement, cette association s’avère parfaitement complémentaire, à tel point que l’on se demande comment on a pu ne pas y penser plus tôt. Car, en effet, si Hellboy est occupé à protéger l’humanité de la prochaine fin du monde, qui peut bien s’occuper du devenir des animaux ? On trouve là toute la justification nécessaire et suffisante à l’existence de ces chères bêtes de somme. Certes, nos compagnons à poils agissent dans l’ombre d’Hellboy, mais, à leur échelle, les enjeux n’en sont pas moins importants. Certains débordent même parfois le simple cadre du règne animal pour envahir le monde des humains. Il n’en fallait pas plus pour changer radicalement mon point de vue sur la série. Ces animaux-là ne sont pas les héros mignons, mais interchangeables, dignes de mes préjugés ; ils sont bien le pendant animalier d’Hellboy et du B.P.R.D.

C’est peu, mais c’est ce changement de focal qui m’a révélé toute la subtilité et l’intention de l’auteur, faisant passer Beasts of Burden de la jolie série un peu vaine à ces quelques titres que l’on conseille les yeux fermés. La magie des Eisner Awards, sans doute. Ah, et tant que l’on garde les yeux fermés, prenons à rêver que cette ligue animalière croise à nouveau la route d’Hellboy...

Pour information, comme précisé par Scott Allie [3] dans le courrier des lecteurs de ce numéro spécial, peu de chance que la série devienne régulière, mais on peut plus certainement espérer quelques one-shots.


Notes

[3] Éditeur de la série chez Dark Horse, avec, entre autres, Hellboy, B.P.R.D., The Umbrella Academy, etc.

2 messages


    Beasts of Burden, la ligue canine extraordinaire – le 14 novembre 2010 à  15:38, par Astro Blondie

    Comme dirait un personnage de série américaine : « you got me at cannibal frogs ». Je te l’emprunterais bien à l’occasion !

    Sinon, encore une preuve que c’est pas ces branleurs de chats qui sauveront le monde... Je dis ça, je dis rien.

        » Beasts of Burden, la ligue canine et féline-friendly extraordinaire – le 16 novembre 2010 à  22:44, par François

        Pour la défense de la gente féline, y’a quand même un chat dans cette équipe canine... Sans doute pour rattraper le fait que la plupart de ses congénères font rien qu’à miauler en choeur en se frottant aux jambes de leurs sorcières de propriétaires. Sales chats !



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