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Portfolio

My Chemical Roman - World Contamination Tour (Affiche France)
My Chemical Roman - World Contamination Tour (Affiche Angleterre)
My Chemical Roman - World Contamination Tour (Affiche Allemagne)
My Chemical Roman - World Contamination Tour (Affiche Ecosse)
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Danger Days : My Chemical Romance à La Cigale

LUNDI 1er novembre se tenait l’unique date française de la tournée « Danger Days » de My Chemical Romance, à La Cigale. Grand amateur... non, passionné obsessionnel de la série Umbrella Academy — dont Gerard Way est le scénariste —, j’étais curieux de découvrir la performance du groupe sur scène. Ben, j’ai vu.

Ben, j’ai été servi : un casque customisé posé sur un ampli, une bannière étoilée barrée du symbole arachnéen (très classe) du prochain album en guise de décor et... c’est tout. Pour la débauche visuelle, on repassera. Pas le temps de mâcher mon mécontentement et d’apprendre que le méchant chauve dans le clip du single n’est autre que Grant Morrison (scénariste d’Hellblazer, Arkham Asylum, The Authority, etc.) [2] ; la lumière s’éteint, les fans déjà bien chauffées entament le concours du plus long cri en apnée, et il est temps pour pépé de chausser ses protections auditives.

Get set...

Le set est plutôt bien réglé, l’énergie et le son sont bien là. En première partie du moins. Le groupe tape d’entrée avec le sympathique et débilisant Na Na Na (Na Na Na Na Na Na Na Na Na), enchaîne avec l’amer Thank You For The Venom. Le rythme est toujours maintenu, l’ambiance assez survoltée. Le public copie/colle les paroles de son chanteur préféré dans la joie et la sueur... jusqu’au prochain titre du moins, qui sera écouté quasi-religieusement puisqu’inédit. Il s’agit du mou Planetary (GO !). Dommage, j’aurais bien continué sur un mode trépidant. Sans doute Gerard veut-il économiser son public, et mes tympans par la même occasion ? Ou... peut-être veut-il s’économiser un peu la voix ? Cueillis à froid par cette balade assez quelconque, on est rassurés deux titres plus tard par l’inusable Our Lady Of Sorrow. Entretemps, j’ai enduré le dylanesque Desolation Row et l’oubliable I’m Not Okay (I Promise). À ce stade, une révélation me frappe plus forte encore que l’odeur fauve qui s’échappe de la fosse : ce que j’aime chez MCR, outre le scénariste d’Umbrella Academy, c’est bien leur premier album. Une révélation qui laisse augurer une suite de concert un peu inconfortable.

Ready ?... Ah ben non...

Bref, bien chauffé par Our Lady, le reste m’est apparu un peu fade, voire moins audible. I Don’t Love You s’est laissé écouter, You Know What They Do To Guys Like Us In Prison m’a un peu réconcilié avec la partie chant, bien que le titre perde un peu de son cachet rétro sur scène. The Only Hope For Me is You m’a confirmé que je ne connaissais l’album The Black Parade que sur le bout d’un ou deux doigts. Les fans par contre sont restés les potards bloqués au maximum ; ce qui ne s’arrangera pas avec les deux slams de Gerard.


Notes

[2] Merci Yoann !



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