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« Go Fuck Yourself Alan Moore », ou la réaction d’un auteur blessé par son idole

POUR tout dire, j’avais prévu de mettre en ligne une « rétrographie » sur Batman ce week end, et puis je suis tombé sur l’article de Rich Johnston, sur le site Bleeding Cool, mettant fin (en ce qui me concerne) à la controverse débutée en septembre dernier suite aux déclarations d’Alan Moore sur le néant créatif de l’industrie du comics, et relancée par la réaction épidermique de Jason Aaron (Scalped). Voici donc un résumé de cette affaire dont l’épilogue, dicté par Rich Johnston, m’a poussé à mettre en ligne cet article. Où l’on apprend qu’au-delà des propos, parfois provocateurs, d’Alan Moore, il se dégage quelque vérités qui, si elles sont difficiles à encaisser pour certains, font du bien à lire.

« Cela me rappelle beaucoup la pièce de Richard Herring : « Christ On A Bike », lorsque la mère de Richard lui demande « Si tu es tellement certain que Jésus n’existe pas, pourquoi passes-tu autant de temps à en parler et à te documenter à son sujet ? » Si c’est véritablement l’année où Jason Aaron a arrêté de prêter attention à Alan Moore, pourquoi écrire un tel billet ? Il doit tout de même lui prêter encore un peu d’intérêt pour au moins lui montrer autant de hargne...

Le combat d’Alan contre DC Comics a au moins permis aux créateurs de ne pas connaître ses propres déboires. La modification des contrats de DC concernant les clauses des droits de créateur et/ou de collaborateur sur les séries, Scalped y compris, est un résultat direct de cette expérience. En fait, Vertigo en tant que label doit son statut de collection d’œuvres d’auteurs à Alan plus qu’à tout autre auteur. Sans Alan, il n’y aurait pas eu Scalped... Du moins, pas publié chez DC.

En général, Alan fait ce type d’interviews amères avec un ton très ironique. C’est sa manière de s’exprimer. (...) Et je sais comment ses mots peuvent être lus de différentes manières. Quand Alan déclare qu’il n’existe pas d’auteurs de haut niveau dans toute l’industrie - il s’inclue lui-même dans cette analyse -, il ne blâme aucun auteur pour cet état de fait. Non, il fait ce reproche aux éditeurs.(...)

La position de Moore est la suivante : si DC possédait réellement ce réservoir de talents, pourquoi ses éditeurs ne créent-ils pas de nouvelles séries plutôt que de recycler les siennes ? C’est exactement ce que fais Jason avec Scalped. »


1 Message


    « Go Fuck Yourself Alan Moore », ou la réaction d’un auteur blessé par son idole – le 10 février 2011 à  12:11, par Yoann

    La puissance de la barbe d’Alan Moore est sans limites. Content de que nos discussions donnent lieu à de beaux articles \o/



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