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Hellboy - The Storm #2 par Mike Mignola & Duncan Fegredo
Hellboy - The Storm #2 par Mike Mignola & Duncan Fegredo
Hellboy - The Storm #2 par Mike Mignola & Duncan Fegredo
Hellboy - The Storm #2 par Mike Mignola & Duncan Fegredo
Hellboy - The Storm #2 par Mike Mignola & Duncan Fegredo
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Hellboy : la Tempête avant la Fureur

SI l’on a appris récemment le départ de Duncan Fegredo de la série et le retour de Mignola pour le (les ?) dernier arc de l’épopée d’Hellboy, il nous reste tout de même encore un peu de temps pour contempler les somptueuses pages du dessinateur anglais. Et celles de The Storm comptent parmi les plus réussies. Et puis, c’est bien la première fois depuis plusieurs années que les aventures d’Hellboy deviennent imprévisibles.

Oeil pour œil

Si la conclusion de The Storm n’apporte pas de réelle réponse à ce doute qui ronge Hellboy, elle permet néanmoins de retrouver une vieille connaissance : la terrible Baba Yaga. Sentant la fin proche, la nemesis d’Hellboy ne lui demande qu’une chose : lui restituer la perte de son œil perdu. Un souhait auquel Hellboy se plie en s’auto-mutilant. Et pour la première fois depuis le début de la série, le héros, avec la perte de cet œil, évolue physiquement, comme un signe précurseur des grands projets que Mignola réserve pour son protégé. Les dernières pages de la mini-série dévoilent également la mutation de la menace de la Reine de Sang qui, de protectrice prônant la suprématie du royaumes féérique se retrouve parée d’un voile autrement plus sombre et... sidéral.

L’irruption du fantastique

Le dessin, toujours magistralement assuré par Duncan Fegredo, est à la hauteur de la partition de Mignola. Et puis, quel meilleur auteur pour dessiner l’intérieur des pubs anglais ? Dans les premières pages, Fegredo parvient à la perfection à mêler Hellboy à la vie paisible des habitants de ce petit village. Et même lorsque le fantastique fait violemment irruption, les scènes n’en gardent que plus de réalisme (l’accident de voiture provoqué par le héraut de la Reine de Sang est mémorable). S’il n’est pas Mignola, personne ne regrettera de bonne foi les épisodes de Fegredo sur Hellboy. La souplesse de son trait a su rompre avec l’aspect de plus en plus monolithique et iconique du héros, et lui a insufflé l’humanité qu’il manquait sans doute au personnage.

Pour conclure, en seulement trois numéros, Mignola révèle dans The Storm le développement d’un intrigue mûrement développée [2] et fait succéder aux errances épiques d’Hellboy une véritable quête existentielle dont les échos résonneront longtemps après la conclusion de la série.


Notes

[2] dont cette chronique ne résume pas le quart des enjeux et des personnages impliqués



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