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Le jour où Mike Mignola est entré chez Dark Horse

Vous voulez de l’actu brûlante ? Eh bien, imaginez-vous à l’aube des années 90, Robocop, Alien et Predator sont les stars du grand écran, et vous, vous sirotez sereinement votre Cacolac devant les Superstars du Catch, en attendant de découvrir Umbrella Academy quelque 20 ans plus tard. Au même moment, dans le petit monde du comics des États-Unis d’Amérique de l’époque, un jeune auteur poursuivait son bonhomme de chemin en entrant chez l’éditeur Dark Horse : Mike Magnolia, Mignolia... ou un truc du genre. Qui ça ? Mignola, le futur créateur d’un monstre rouge bizarre appelé Hellboy. Voilà comment tout à commencé, de la bouche même du principal concerné :

« Je raconte souvent cette histoire. Ce n’est pas seulement mon meilleur souvenir à propos de Dark Horse, c’est aussi un des deux rares moments où j’ai eu la sensation parfaite d’être au bon endroit au bon moment (le deuxième étant la nuit où j’ai rencontré ma femme).

Pour la faire courte, nous étions à une fête, moi et quelques amis, lorsque nous avons abordé Mike Richardson [1]) en lui disant que nous voulions tous créer nos séries chez Dark Horse, que nous voulions le faire au sein de nos propres labels, ET que nous voulions le meilleur contrat d’auteur-créateur possible chez Dark Horse. J’étais à ce moment en bonne compagnie — Frank Miller, Art Adams, Dave Gibbons, John Byrne, Geoff Darrow, etc. — et cela devait représenter un bon investissement pour l’éditeur que d’accueillir toute cette flopée de talents au sein de son écurie. Chacun d’entre eux était un auteur à succès. Ils étaient tous des géants. Mais, moi ? J’étais juste le dessinateur de ce que je pensais être le seul numéro d’Alien à n’avoir rien rapporté à Dark Horse. J’avais bien eu quelques petits succès par le passé, mais si peu... Et il n’y avait absolument aucune raison que je puisse en avoir de nouveau. Mike nous a tous dit oui, et ENSUITE il m’a demandé personnellement ce que je lui proposais. Je lui ai dit « Hellboy », il a dit « D’accord », et l’affaire était entendue. Du moins, c’est comme ça que je m’en souviens. Par contre, je me souviens très bien qu’il ne m’a pas demandé ce qu’était Hellboy. Je ne sais plus si j’avais déjà un pitch à l’époque, mais j’espérais au moins qu’on en parle un peu. Je veux dire, on ne peut pas sortir le nom de « Hellboy » sans avoir en retour un « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ». Je ne sais pas si d’autres éditeurs auraient pu être intéressés par mon projet, mais JE SAIS qu’aucun autre éditeur ne l’aurait accepté sans savoir au moins de quoi il retournait. La vérité était que Mike, contrairement à moi, me faisait totalement confiance. Et je l’en remercie. »



Voir en ligne : Blog de l’éditeur Dark Horse

Portfolio

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