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Portfolio

Je suis invisible ! Je suis invisible !
Si vous avez un crayon, moi, je vous fais un dessin.
Chef ! Chef ! Vous devinerez jamais ! Will, ta bouche !
C'est fou ! Y'en a même là !
Bon, je vous préviens : le bleu pique un peu...
A droite, le brillant Will... Oui, c'est facile de prendre des sales (...)
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Chef ! Chef ! Vous devinerez jamais !
Will, ta bouche !
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Prends-moi pour un Rubicon...

AH je déteste quand je suis comme ça ! Ça commence toujours insidieusement. Je tire sur un fil, puis un autre. Au début, c’est amusant et puis l’exercice prend rapidement le pas sur le plaisir. Vous savez, cette sensation de penser que l’on peut tout prévoir à l’avance, d’être plus malin que les scénaristes. Je déteste vraiment quand ça arrive. Ça m’ennuie d’autant plus quand c’est justifié.

Malheureusement, il y a ces détails que même un amateur - moi, dans le cas présent - remarque. Ces petits trucs qui vous font sortir de l’écran et bondir sur votre clavier une fois l’épisode terminé pour montrer à tout le monde à quel point on vous la fait pas !

Je viens donc de regarder l’épisode 6 de la saison 1, épisode durant lequel l’intrigue principale (mais y en a-t-il une autre ?) se décante : les quêtes parallèles de Will et de la veuve Rhumor achoppent sur l’existence de cette mystérieuse fondation Atlas MacDowell. Mais plusieurs gros morceaux ont dû mal à passer.

Je passerais sur le style un peu appuyé de l’intrusion de Kale, le boss antipathique de Will, dans son appartement, filmée à travers un miroir... (mais pourquoi ??) J’oublierai aussi la fouille parfaitement subtile du bureau de Will par Maggie, la jolie secrétaire, bien cachée derrière ces vitres... en verre, visible pour quiconque se pointerait à l’entrée du bureau. Ce n’est pas une espionne pro (jusqu’à preuve du contraire). Bref, passons...

J’ai commencé à sentir le caillou chauffer dans ma chaussure durant le dîner de Will chez Kale, le boss-inquiétant-mais-au-final-coopératif-...-en-fait-peut-être-pas-tant-que... c’est pénible... -ça-mais-chut-attendons-la-suite. Ainsi, au cours du repas, Will explique avec force analogies bio-cellulaires qu’Al-Quaida serait comme ces organismes qui fonctionnent de manière anarchique en apparence, sans hiérarchie, échappant à toute analyse traditionnelle... Que-que-que... Al-Quaida, ce serait un peu comme... une toile, un réseau !

Rappelle-moi à qui tu parles déjà, Will ? Regarde-moi, nom de Dieu — je déteste quand il fait ça — Will, le monsieur en face de toi est... ?
... Vieux ?
Oui, et c’est aussi le numéro 2 d’une agence de renseignements au-dessus de la NSA. Alors, oui, il a vraiment dû tomber de sa chaise quand tu lui as présenté ton analyse pour qu’il l’a ponctue d’un « La Guerre Froide me manque »... Mais c’était sans doute pour évoquer l’époque où on n’employait pas des autistes dans la lutte anti-terroriste. Désolé Will, mais sur ce coup, tu arrives même après le JT de TF1...

Je passerais aussi sur la grosse ficelle du personnage principal coincé dans son enquête qui reçoit l’aide providentielle du supérieur sévère-mais-juste-mais-inquiétant, qui l’avertit au passage que - si si sans déconner - son appartement est mis sur écoute. Par contre, j’ai apprécié la grosse crise de paranoïa de Will à son retour chez lui. Enfin une justification du rythme particulièrement feutré de la série.

Je suis d’« ailleurs »

J’en profite d’ailleurs pour revenir sur le personnage de Will. D’une manière générale, j’avais beaucoup aimé la présentation faite de Will dans le pilote : on le présentait comme un génie à la limite de la marginalité, traumatisé par la mort de ses proches dans l’attentat du 11 septembre, un peu « isolé du monde ».


Sur le net : Site d’AMC



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Steve Thomas, guide de voyages (...)