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Illustration de couverture encrée de Hellblazer : City of Demons #1 - par (...)
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Joe the Barbarian - par Sean Murphy
Joe the Barbarian - par Sean Murphy
Joe the Barbarian - par Sean Murphy
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

Sean Murphy, entre Joe the Barbarian et Punk Rock Jesus

APRÈS avoir passé plus d’un an en compagnie de Grant Morrison sur la série Joe The Barbarian, le dessinateur Sean Murphy dresse le panorama de ses prochains prochains, dans une interview donnée à ComicBookRessources.com. On en apprend notamment un peu plus sur sa conception du dessin en noir & blanc, son rapport, parfois difficile, à la colorisation et également Punk Rock Jesus, son prochain projet pour Vertigo.

JE cherchais une bonne occasion d’évoquer le travail de Sean Murphy sur ce site et la voici. Comme pour Daytripper (de Fabio Moon et Gabriel Ba), j’attends de réunir l’ensemble de la mini-série de Joe The Barbarian pour en parler plus en profondeur dans ces mêmes colonnes, mais voici déjà un avant-goût sur l’auteur et ses projets.

Dans la cour des grands

Hellblazer : City of Demons #1 - par Sean Murphy & Dave Stewart {JPEG}À l’occasion de la publication de la mini-série « Hellblazer : City of Demons », on découvre dans cette interview de Sean Murphy un auteur conscient du chemin parcouru depuis sa sortie du Savannah College of Art and Design [1] et ses premiers travaux pour Dark Horse (Star Wars, Noble Causes) ou DC Comics (Teen Titans, Batman/Scarecrow : Year One). Remarqué lors de son premier passage sur Hellblazer l’an passé, sur un scénario de Jason « Scalped » Aaron, Sean Murphy n’était pas encore un auteur autour duquel on bâtissait un succès assuré. Aujourd’hui, la donne est légèrement différente, et la collaboration de l’artiste avec Grant Morrison sur Joe the barbarian y est certainement pour beaucoup, de l’aveu même de l’intéressé. Cette mini-série en huit numéros, initialement prévue en trois, a été l’une des très bonnes surprises de l’année 2010. L’histoire de ce garçon dont le quotidien va progressivement glisser vers le fantastique et le projeter dans un monde peuplé par ses propres jouets a permis Sean de déployer son art de la mise en page et un sens du détail peu commun.

Illustration de couverture  de Joe The Barbarian #1 - par Sean Murphy & Dave Stewart {JPEG}S’il reconnaît que la mini-série de Morrison est effectivement un chapitre déterminant pour sa carrière et l’évolution de son statut d’auteur au sein de la profession [2], il n’en reste pas moins lucide. Et, loin de se mettre la pression pour son prochain projet — malgré les attentes qu’il devine grandes —, Murphy, très pragmatique, avoue qu’il est surtout soulagé de ne plus avoir à se demander s’il pourra payer ses factures à la fin du mois.

La couleur selon Dave Stewart

Joe the Barbarian - par Sean Murphy {JPEG}Interrogé sur son rapport à la couleur, Sean Murphy confirme qu’il pense avant tout son dessin, et son encrage, en noir et blanc, indépendamment de toute colorisation. Selon lui, le résultat doit être parfaitement lisible et se suffire à lui-même tel quel. Qu’une de ses planches nécessite l’intervention d’un tiers pour le compléter n’entre pas vraiment dans sa conception d’un travail bien fait. Il évoque quelques expériences malheureuses de mise en couleur où, le plus souvent, le coloriste ne fait que placer les ombres et les lumières là où Sean a déjà effectué ce travail. On comprend assez bien la position du dessinateur... Il souligne toutefois que sa collaboration avec Dave Stewart (coloriste attitré d’Hellboy, The Umbrella Academy, The Goon, et de nombreux autres séries prestigieuses) sur Joe The Barbarian et City of Demons lui a apporté un regard neuf sur cette profession. À tel point qu’à le lire, on ne l’imagine pas collaborer avec un autre coloriste.


Notes

[1] école d’art dont John Paul Leon a également suivi les cours

[2] Il s’avoue très flatté d’apprendre que son travail trouve écho en Europe à travers le courrier qu’il reçoit.

2 messages


    Sean Murphy, entre Joe the Barbarian et Punk Rock Jesus – le 20 décembre 2010 à  13:47, par Franck

    Merci pour cet article sur un artiste vraiment admirable.

    Pas étonnant qu’il ait apprécié sa collaboration avec Dave Steward, cela dit. Il faudrait être difficile pour bouder le meilleur coloriste du moment (et c’est un moment qui dure).

      » Sean Murphy, entre Joe the Barbarian et Punk Rock Jesus – le 20 décembre 2010 à  20:52, par François

      Effectivement, on ne compte plus les Eisner Awards du bonhomme !
      Pour Sean Murphy, je trouve son sens du détail impressionnant. Je serais curieux de connaître sa cadence pour abattre une planche. Je reparlerai très bientôt de Joe the Barbarian. Stay tuned :)



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