Accueil du site > N&B > The Walking Dead, la fin du monde social - 2e partie

Portfolio

Walking Dead tome 11 : Les Chasseurs (VF) - Robert Kirkman & Charlie (...)
Walking Dead tome 12 : Un monde parfait (VF) - Robert Kirkman & Charlie (...)
Walking Dead tome 13 : Point de non-retour (VF) - Robert Kirkman & (...)
Les visuels et illustrations sont © leurs auteurs respectifs.

The Walking Dead, la fin du monde social - 2e partie

SUITE et fin de cet article consacré aux bases de la nouvelle humanité esquissée par Robert Kirkman dans sa série The Walking Dead. Où l’on découvre que la peine de mort est devenue une condition incontournable, presque préventive, à la survie du plus grand nombre. C’est du moins l’enseignement que retire le groupe de Rick de leurs mésaventures passées. Dès lors, peut-on imaginer imaginer notre groupe capable de retourner à une vie normale si on le leur proposait ? C’est tout l’objet des derniers volumes de la série.

La cohabitation impossible de deux humanités

Le retour à un état de droit semble dès lors impossible, puisque pour être appliquée, cette convention doit être acceptée inconditionnellement par tous, chose inenvisageable vue les conditions d’éparpillement géographique de l’espèce humaine. Il y aura toujours quelque part un homme armé capable d’asservir par la force un groupe sans défense.

Aussi, plutôt que de prendre le risque de vivre dans l’utopie d’un possible retour à l’état de droit face à ceux qui ont clairement adopté la philosophie de l’état de nature (des cannibales, par exemple), mieux vaut poser les bases d’une nouvelle condition humaine : un état où la nécessité de survivre ferait loi, un état sans doute temporaire, mais nécessaire, pour établir une nouvelle règle à chaque nouvelle situation, lorsque l’ancien système n’offre que des solutions inadaptées, voire dangereuses. La nécessité ne sera pas arbitraire ou guidée par le seul besoin égoïste car, élevés dans un état de droit, Rick et ses compagnons ne peuvent s’affranchir d’une morale, d’un principe qui guiderait leur action : ici, la protection de leurs proches quel qu’en soit le prix. Ainsi, on arme tous les individus du groupe - les enfants compris -, on accepte également d’abattre tout personne qui représenterait une menace pour le groupe, un comble dans ce monde où la vie est, plus que jamais, le bien le plus précieux. L’application de la peine de mort apparaît dès lors comme une condition indissociable à la survie de l’espèce. Le groupe de Rick peut désormais se battre à armes égales avec ces hommes devenus loups.

Le point de non-retour

Le fameux point de non-retour - Walking Dead tome 11 {JPEG}L’autre étape décisive de cette prise de conscience a lieu au tome 11 (Les Chasseurs), lorsque nos héros deviennent la cible d’un groupe de cannibales particulièrement organisé. L’action de Rick, Michonne, Abraham et Andrea, guidés par le père Gabriel, parvient cependant à surprendre et à neutraliser l’ennemi, qui ne s’attendait sans doute pas à rencontrer une telle résistance. C’est lors d’une terrible scène de carnage que Rick et ses compagnons prennent une décision qui les marquera à jamais : celle de massacrer de sang-froid, de manière systématique des individus qui menaçaient potentiellement leur survie. Ils ont, dès cet instant, accepté de basculer dans une autre condition humaine, de passer d’un état de droit à un état autre, conditionné par l’extrême nécessité de survivre. Dès lors, on imagine mal le groupe pouvoir faire chemin inverse et retourner à une vie normale.




ARTICLES
« PRÉCÉDENTS | SUIVANTS »


The Walking Dead, la fin du (...)


Rétrographie — Batman