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Walking Dead tome 3 : Sains et saufs
Walking Dead tome 4 : Amour et mort
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The Walking Dead, la fin du monde social - 1re partie

DANS le climat de zombophilie actuel, on commence doucement à comprendre que ce qui se cache derrière notre engouement pour ces chères têtes pourries est bien notre intérêt pour les vivants. Plongé dans ces conditions extrêmes de survie, l’humain se révèle. Qui devient-on lorsque l’on a plus rien à perdre ? A quoi se réduit notre existence ? Le mot « société » a-t-il encore un sens ? Si oui, pour combien de temps ?

Redevenir un agneau

En réaction à ce danger permanent, par définition assez stressant, on imagine nos rescapés rêver à une condition humaine plus acceptable et à un retour à une vie normale, en société, à un état de droit en somme. Par opposition à l’état de nature, l’état de droit est un monde dans lequel l’homme peut exercer sa liberté et ses droits dans les limites de l’intérêt général cependant (à savoir la conservation et l’évolution de l’espèce). Cet état protège ainsi, en théorie, les plus faibles des abus des plus puissants (et donne également naissance à la notion de propriété privée). Cet état de droit est une des bases de notre société actuelle. Seulement ce retour à un état de droit est-il possible ? Ou, dans Walking Dead, les conditions d’existence (matérielles et idéologiques) sont-elles devenues telles qu’elles rendent impossible tout retour en arrière ? C’est là qu’on entre dans le vif du sujet : sur les traces des penseurs du contrat social, Kirkman n’est-il pas en train d’imaginer une nouvelle condition humaine, régie par la nécessité de survivre dans cet état qui n’a plus rien de théorique, bien au contraire.

Les bases d’une nouvelle humanité

Kirkman a eu l’intelligence de placer l’humain au cœur de sa série. Et, au-delà de la destinée de ses personnages, il pose, étape par étape, les bases d’une nouvelle humanité. Une nouvelle humanité dont Rick Grimes fait figure de personnage vecteur.

Effrayés, mais encore bercés par l’espoir que le gouvernement pourra un jour rétablir la situation, Rick, Tyreese, Andrea et le reste des survivants parviennent à trouver refuge dans un pénitencier au sud d’Atlanta (lire tome 3). Ils rencontrent sur place les anciens résidents et, les premières méfiances dissipées, baissent la garde. Mal leur en prend car parmi les « gentils prisonniers » se cache le facétieux Thomas, tueur en série.




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